Pourrait-on aussi concevoir un langage permettant à quelqu’un de noter par écrit ou d’exprimer à voix haute ses expériences internes – ses sentiments, ses émotions, etc. – pour son propre usage ? – Ne pourrions-nous pas le faire dans notre langage usuel ? – Mais ce n’est pas ce que je veux dire. Les mots de ce langage devraient se rapporter à ce qui peut seulement être connu de celui qui le parle, à ses sensations immédiates, privées. Personne d’autre ne pourrait donc comprendre ce langage.
Wittgenstein, Recherches philosophiques, §243