Des espaces pour travailler la pensée, le corps et l’écriture
Les ateliers que je propose s’inscrivent dans le prolongement direct de mon travail artistique. Ils prennent appui sur des motifs qui traversent mon écriture et mes créations scéniques : l’écart entre ce que l’on vit et ce que l’on raconte, l’échec de la raison face au sensible, les identités assignées, la parole empêchée, la difficulté à dire le réel.
Ces ateliers ne visent ni la performance, ni la réparation, ni la maîtrise.
Ils ouvrent des espaces de recherche, où la pensée, le corps et l’écriture sont mis à l’épreuve du vécu.
Selon les contextes (lieux culturels, établissements scolaires ou universitaires, associations, structures sociales), je propose trois formes d’intervention, distinctes mais complémentaires.
1. Atelier théâtre
Corps, parole, écart
Cet atelier explore le théâtre comme lieu de tension entre ce que l’on dit, ce que l’on montre et ce qui échappe.
Le travail porte sur la présence, la voix, le corps, mais aussi sur les rôles que l’on endosse — sur scène comme dans la vie.
À partir de situations simples, de fragments de textes, d’improvisations guidées, les participant·es sont invité·es à éprouver :
- l’écart entre parole et corps,
- la fragilité de la parole dite,
- le moment où le langage se dérobe.
Il ne s’agit pas de « jouer juste », mais de laisser apparaître les failles, les silences, les ratés, et d’en faire une matière scénique.
Axes de travail possibles :
- dire / ne pas dire
- la parole empêchée
- le rôle et le masque
- le corps comme lieu de résistance
Atelier accessible sans expérience théâtrale préalable.
2. Atelier d’écriture
Écrire depuis la fêlure
Cet atelier propose une pratique de l’écriture ancrée dans le sensible et le vécu, loin des modèles normatifs ou des récits attendus.
On n’y cherche pas une « belle histoire », mais une justesse.
À partir de contraintes, de fragments, de récits brisés, les participant·es travaillent :
- les zones de trouble,
- les contradictions intimes,
- les récits imposés et les récits manquants.
L’écriture devient un lieu où l’on peut approcher ce qui ne se laisse pas dire directement, sans chercher à le résoudre.
Axes de travail possibles :
- écrire depuis un manque
- défaire les récits assignés
- dire l’écart entre le ressenti et le discours
- accepter l’inachevé, le fragment, l’échec
Aucune compétence littéraire préalable n’est requise.
3. Atelier de réflexion
Penser à partir du réel
Cet atelier prend la forme d’un espace de réflexion collective, à la frontière entre philosophie, expérience vécue et parole partagée.
Il ne s’agit ni d’un cours, ni d’un débat, mais d’un travail de pensée à partir de situations concrètes.
À partir de questions simples mais vertigineuses — la vérité, la légitimité, le silence, l’identité, le rôle — les participant·es sont invité·es à confronter leurs expériences aux concepts, et inversement.
L’atelier explore ce moment précis où la pensée éclaire… puis échoue.
Et ce que cet échec produit.
Axes de travail possibles :
- penser sans surplomb
- la raison face au vécu
- la place du doute
- la beauté de l’échec de la pensée
Cet atelier peut s’adresser à des adolescent·es, des adultes, des étudiant·es ou des professionnel·les.
Modalités
Les ateliers peuvent prendre la forme :
- d’interventions ponctuelles,
- de cycles courts,
- ou de parcours plus longs.
Ils sont adaptables selon :
- l’âge des participant·es,
- le cadre institutionnel,
- les enjeux du lieu d’accueil.
Chaque proposition fait l’objet d’un échange préalable, afin d’ajuster le contenu au contexte et aux attentes, sans jamais trahir l’exigence artistique.